Big Chop or not Big Chop ?

2. Conseils

Pour toute personne coutumière de l’entretien du cheveu naturel, le Big Chop est un des premiers termes dont on prend connaissance après celui de Nappy. Il s’agit de l’action de couper les longueurs de cheveux sur lesquelles ont été appliquées du défrisant. Cet acte symbolique fort marque le retour à une familiarité avec sa nature première de cheveu.

Rite de passage !

Loin d’être anodin (et pourtant cela devrait l’être), cet acte fort peut représenter une renaissance pour certaines… ou un traumatisme pour d’autres. En effet, l’impact des standards de beauté occidentaux a fait du cheveu lisse la norme universelle pour toute femme, au point que le port d’une chevelure bouclée devienne un acte quasi subversif. Cette considération a longtemps été une « évidence » pour les femmes au cheveu bouclé, et la décision d’aller à l’encontre de cette norme n’a pu se faire qu’à une époque où l’information du consommateur est plus grande et les modalités de partage de conseil permises par internet entre autres. C’est grâce à ces éléments que des marques comme la nôtre ont pu émerger pour répondre à ce type de besoin.

Ainsi notre époque est propice au changement de paradygme, cela étant, il n’en reste pas moins que le poids de la norme dominante reste grand et donc, le travail psychologique qui accompagne le Big Chop est à ne pas négliger. Car avant d’opérer un tel revirement, il faut que le regard sur soi ait évolué afin d’avoir de plus grande chance d’apprécier son nouveau soi. Sinon on risque de détester le reflet du miroir et de ne pas parvenir à adopter un look qui soit le reflet de votre être profond.

Passage obligé ?

Au final, rien n’oblige à pratiquer un Big Chop radical pour revenir au naturel. On peut se contenter de la transition (soit laisser pousser les racines crépues jusqu’à une longueur acceptable avant d’opérer à une coupe). C‘est personnellement le choix que j’ai fait il y a quelques années, et le temps consacré à cette mutation m’a permis d’évoluer psychologiquement et de me défaire de l’image de ma personne avec des cheveux raides.

En revanche, choisir un Big Chop directement permet d’incarner aussi la maturation d’une décision et le passage radical à une autre étape de sa vie, un peu comme un réel tournant, sans un regard pour le passé.

Il faut choisir l’une ou l’autre des solutions en fonction de sa motivation quant au retour au naturel. Une personne qui a juste envie de reconnecter avec sa vraie nature capillaire, sans conviction profonde, juste par curiosité, devrait plutôt transitionner, se regarder évoluer en terme de nature de cheveu et privilégier une mutation plus progressive (ou un retour au lissage si vraiment on y arrive pas).

A l’inverse, une personne qui ne supporte plus la contrainte perpétuelle du rythme des défrisages et du brushing hebdo, celle qui n’arrive pas à obtenir de volume avec ses cheveux défrisés et s’imagine avec des cheveux très courts (ou qui les a déjà eus), celle qui souhaite se voir en phase avec ses convictions de consommatrice, celle-là est probablement prête à vivre ce moment particulier du Big Chop. Toutes celles qui l’ont vécu s’en souviennent. Moi c’était seule dans ma salle de bain, après 6 mois de transition, lassée de cette chevelure désormais sèche et sans aucune logique à cause des deux textures. J’ai saisi la paire de ciseaux et coupé au milieu de la tête, pour ne pas pouvoir changer d’avis. J’ai très vite eu la sensation que ça aurait de l’allure…

Relooking et hydratation intense !

Quelque soit la solution privilégiée, cette période est parfaite pour envisager une refonte totale de son look. En changeant de tête, c’est probablement le moment idéal pour oser des accessoires, des vêtements ou des bijoux qu’on ne portait pas avant. Ces petits détails aident à aimer le reflet du miroir et à faire progresser l’estime de soi.

Que vous choisissiez la transition ou le big chop, il faut savoir qu’il y aura une période de grande sècheresse capillaire. Le cheveu changeant de texture, il faudra un peu de temps avant de revenir à sa vraie nature. Il va donc falloir hydrater très régulièrement ses cheveux (à l’aide de laits ou beurres capillaires selon les préférences, d’huiles mélangée à de l’eau pour sceller l’hydratation). Vous aurez probablement la sensation que rien ne fonctionne sur vos cheveux au début. C’est dû à cette mutation de nature et aussi au temps qu’il vous faut pour trouver les bons produits pour votre routine capillaire, ceux que vous cheveux réclameront ! Et le produit qui marche sur votre copine ne marchera pas forcément sur vous, chaque chevelure étant unique.

Tenez bons, d’ici quelques semaines, la vraie nature capillaire se révèlera et vous allez commencer à adorer vos nouveaux cheveux. Et si vous défrisez vos cheveux et que vous aimez ça, pas de problème, tant que l’application de ces produits se fait en connaissance de cause et que vous soignez bien votre chevelure pour pallier à la modification de la structure capillaire.

Futures Big Chopeuses ou Nappy Queens, je vous dis à très bientôt.

B.

Les indispensables Nappy Queen de la Big Chopeuse :